SMOP : il n'en existe pas qu'un seul — les 4 profils que tu dois connaître
Tu as un SOPK — désormais un SMOP — et pourtant tes symptômes ne ressemblent pas à ceux de l'amie qui a le même diagnostic ? C'est normal. Il existe plusieurs profils biologiques distincts, et les confondre, c'est risquer de traiter le mauvais SMOP.
Depuis 2003, les médecins utilisent les critères de Rotterdam pour diagnostiquer le SMOP. Le diagnostic repose sur la présence d'au moins 2 des 3 critères suivants : hyperandrogénisme (HA), dysfonction ovulatoire (OD), aspect polykystique des ovaires (PCO). Leur combinaison donne 4 phénotypes :
En octobre 2025, une étude publiée dans Nature Medicine a représenté une avancée majeure. Pour la première fois, des chercheurs ont analysé les données de 11 908 femmes dans 5 pays et identifié 4 sous-types biologiques distincts — validés à l'international.
- Plus grande cohorte jamais analysée sur le SMOP (11 908 femmes, 2013–2020)
- Validée dans 5 pays : Chine, États-Unis, Europe, Singapour, Brésil
- Méthodologie data-driven : ce sont les données qui ont fait émerger les profils
- Suivi prospectif sur 6,5 ans avec croisement des résultats de FIV
- Publication dans Nature Medicine, l'une des revues les plus exigeantes au monde
1
Le SMOP hyperandrogénique
Taux élevés d'androgènes — marqueurs métaboliques modérés
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Risque le plus élevé de fausse couche au 2e trimestre parmi les 4 profils. En FIV, meilleurs résultats avec transfert d'embryon congelé.
2
Le SMOP métabolique
Résistance à l'insuline prononcée — profil métabolique altéré
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Complications métaboliques les plus marquées (diabète de type 2, hypertension). Mais aussi le taux de rémission spontanée le plus élevé avec une prise en charge globale.
3
Le SMOP à SHBG élevée
SHBG élevée — androgènes libres bas — LH élevée
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Profil le plus difficile à identifier car peu "visible". L'absence de symptômes androgéniques classiques retarde fréquemment le diagnostic. Le stress chronique et un déficit calorique prolongé sont des facteurs aggravants majeurs.
4
Le SMOP à LH élevée
LH élevée — rapport LH/FSH déséquilibré — AMH très élevée
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Fort impact sur la fertilité malgré des cycles en apparence normaux. L'axe hypothalamo-hypophysaire est au cœur du déséquilibre sur ce profil.
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Découvrir l'accompagnement Amaë →Sources
- Gao X. et al., Nature Medicine, octobre 2025 — Data-driven subtypes of polycystic ovary syndrome
- Critères de Rotterdam, ESHRE / ASRM, 2003
- Teede H. et al., The Lancet, mai 2026 — Renaming polycystic ovary syndrome to polyendocrine metabolic ovarian syndrome
- Organisation mondiale de la santé — Troubles hormonaux courants
- Inserm — Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)
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